2015 : Année Internationale de la Lumière

international year lightLe 20 Décembre 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré 2015 Année Internationale de la Lumière et des Technologies de la lumière (AIL 2015). Centrée sur les sciences de la lumière et leurs applications, l’Année Internationale de la Lumière 2015 a pour objectif de sensibiliser mondialement le public, à la capacité des techniques utilisant la lumière, à contribuer au développement durable et à apporter des solutions aux défis mondiaux, en matière d’énergie, d’éducation, d’agriculture et de santé. Cette année internationale est l’initiative d’un large consortium d’organismes scientifiques incluant l’UNESCO. Elle réunit de nombreux acteurs à l’échelle internationale tels que des associations et institutions scientifiques, des organismes éducatifs, des plateformes technologiques, des organisations à but non lucratif et des partenaires du secteur privé. 2015 AIL marquera un certain nombre d’anniversaires scientifiques, sources d’inspiration pour cette année, parmi lesquels le millième anniversaire de la publication de premiers travaux sur l’optique par l’érudit Ibn Al-Haytham et le bicentenaire de la théorie ondulatoire de la lumière établie par Augustin-Jean Fresnel.

La Lumière est une ressource universelle

Selon les organisateurs de cet événement mondial: « La lumière joue un rôle essentiel dans notre vie quotidienne et se trouve à la croisée de nombreuses disciplines scientifiques au 21ème siècle. Elle a révolutionné la médecine, permis l’essor des communications internationales via l’Internet, et continue d’influencer de nombreux aspects culturels, économiques et politiques de la société mondiale. Pendant des siècles, la lumière a transcendé toutes les frontières, y compris géographiques, le sexe, l’âge, la culture et la race, et demeure une ressource formidable pour inspirer la formation et la recherche. »
Avant l’approbation par l’Assemblée Générale des Nations Unies, la résolution de l’AIL a été soumise à l’approbation de la Commission des Nations Unies le 6 Novembre 2013, à l’initiative du Mexique, avec le support de la Nouvelle-Zélande. Comme l’a déclaré Ana María Cetto de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) : « La lumière a une influence universelle. Grâce à la lumière, il y a de la vie sur Terre et nous savons nous situer dans l’Univers. L’AIL sera une opportunité pour les scientifiques, ingénieurs, designers, artistes ou poètes quels qu’ils soient, inspirés par la lumière, pour interagir ensemble et avec le public, afin d’en apprendre davantage sur la nature de la lumière, ses innombrables applications, et d’échanger sur le role de la lumière dans notre culture. »
Cette résolution a été adoptée avec le co-parrainage de 35 pays: Argentine, Australie, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Chili, Chine, Colombie, Cuba, République dominicaine, Equateur, France, Ghana, Guinée, Haïti, Honduras, Israël, Italie, Japon, Maurice, Mexique, Monténégro, Maroc, Népal, Nouvelle- Zélande, Nicaragua, Palau, République de Corée, Fédération de Russie, la Somalie, l’Espagne, Sri Lanka, Tunisie, Turquie, Ukraine et États-Unis d’Amérique. Cette liste impressionnante de co-sponsors souligne les aspects véritablement universel et fédérateur de la lumière, consacrés par cette année internationale.

Les technologies de la lumière, sources de solutions innovantes

Tout au long de cette Année Internationale de la Lumière seront organisés, un peu partout dans le monde aux niveaux régional, national et international des événements, manifestations, conférences, colloques, expositions et spectacles autour de la lumière, avec entre autres la volonté de promouvoir des technologies basées sur la lumière et garantissant un développement durable.
L’un des principaux objectifs de l’Année Internationale de la Lumière sera de permettre aux gens de tous âges et de toutes origines de comprendre comment la lumière du soleil au cours des millénaires a contribué au développement de l’humanité à travers l’architecture et l’urbanisme, l’agriculture et l’horticulture, la désalinisation et le chauffage, le séchage et la cuisson des aliments; la production d’électricité….
Le Président du Comité directeur de l’AIL 2015, John Dudley explique ainsi: « Une Année Internationale de la Lumière est une formidable opportunité pour mobiliser les décideurs et différents acteurs internationaux sur le potentiel des technologies utilisant la lumière pour apporter des solutions aux défis environnementaux actuels. Nous avons maintenant une opportunité unique de sensibiliser l’opinion mondiale sur ce potentiel. »
Dans le monde entier, les individus et les organisations représentant la science, l’ingénierie, la culture et les arts vont travailler ensemble pour faire de cette Année Internationale de la Lumière un succès grâce à des programmes d’événements et d’activités exceptionnelles.
Pour en savoir plus sur l’AIL en France : http://www.lumiere2015.fr/, http://www.lux2015.org/ ,

Certifications des luminaires destinés aux zones à risque d’explosion

Jusqu’à récemment, les fabricants d’équipements électriques destinés aux zones explosibles devaient concevoir des équipements respectant les normes nationales de chaque pays dans lequel ils souhaitaient commercialiser leurs équipements. Aujourd’hui, un fabricant peut s’adresser à un organisme de certification pour obtenir un label qui sera reconnu internationalement. Toutefois, des différences subsistent entre les certifications existentes. A titre d’exemple, le marquage ATEX (Atmosphère Explosible) est une norme obligatoire en vigueur dans l’Union européenne. IECEx est en revanche une certification mondiale qui est volontaire et ouverte à tous les pays.

Les équipements destinés à être utilisés dans des zones à risque d’explosion doivent être certifiés conformes aux normes nationales du pays concerné et labellisés par une organisation indépendante habilitée. Il y a actuellement trois certifications distinctes pour les luminaires destinés à être utilisés en zones explosibles.

– La certification nord-américaine:
HAZLOC est la norme équivalente à la directive ATEX pour les États-Unis. Cette norme est établie par l’organisme officiel gérant la santé et la sécurité au travail (the Occupational Safety and Health Administration). Elle définit et classifie les zones à risques telles que les atmosphères explosibles. Elle vise en particulier à contrôler les risques d’explosion dans certains environnements.
Elle comprend deux volets:
– Les tests et l’évaluation des équipements utilisés,
– L’inspection des zones concernées (locaux, usines…)
En Amérique du Nord, tous les équipements électriques doivent être homologués et certifiés comme suit:
• Aux Etats-Unis, par un laboratoire de test reconnu nationalement (NRTL) et agréé par l’OSHA.
• Au Canada, par un organisme de certification agréé par le Conseil Canadien des Normes (CCN).
• La certification doit figurer sur le luminaire sous la forme d’un marquage ou d’un label spécifique indiquant l’organisme de certification, un simple certificat ou une déclaration de conformité n’étant pas suffisants.
L’organisme de certification ayant délivré la certification a l’obligation de controler le lieu de fabrication (les locaux où les luminaires sont fabriqués et étiquetés) au moins quatre fois par an. Ceci est valable quel que soit l’organisme de certification, et chaque organisme doit effectuer ses propres audits. Cela fonctionne differemment pour les certificats ATEX et IECEx, pour lesquels le fabricant peut obtenir des certifications émises par différents organismes agrées, mais pour lesquelles l’audit est réalisé par un seul de ces organismes.

En Amérique du Nord, les zones à risques étaient traditionnement définies et répertoriées par une association de classes et de divisions. Cependant aux États-Unis comme au Canada, la certification des zones à risques pour l’équipement électrique est en suspens et évolue peu à peu vers un système fondé sur des zones. Il existe maintenant un système de classification internationale en 3 zones pour les équipements utilisés dans des zones à risques:
• Zone 0 – Emplacement où une atmosphère explosible consistant en un mélange avec l’air de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard est présente en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment.
• Zone 1 – Emplacement où une atmosphère explosible consistant en un mélange avec l’air de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard est susceptible de se présenter occasionnellement en fonctionnement normal.
• Zone 2 – Emplacement où une atmosphère explosible consistant en un mélange avec l’air de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard n’est pas susceptible de se présenter en fonctionnement normal ou, si elle se présente néanmoins, elle n’est que de courte durée.
Au Canada, toutes les nouvelles installations doivent utiliser cette classification en 3 zones. Les installations existantes ont la possibilité soit de continuer à utiliser le système des 2 divisions, soit d’opter pour un reclassement en utilisant le système des 3 zones.
Aux États-Unis, toutes les installations (nouvelles et existantes) peuvent soit continuer à utiliser le système traditionnel des divisions ou reclasser leurs produits en utilisant la classification en 3 zones.

La certification ATEX:
Les directives ATEX fixent les normes de sécurité minimales à respecter dans les zones à risques d’explosion, tant pour les employeurs et la sécurité des travailleurs que pour les fabricants d’équipements dans l’UE. En ce qui concerne l’employeur, il a la responsabilité de procéder à une évaluation du risque explosif dans les installations concernées et à prendre les mesures nécessaires pour éliminer ou réduire ce risque.
En ce qui concerne les fabricants, les équipements électriques installés dans les zones à risques doivent être conformes à la directive ATEX. La directive ATEX requiert un marquage ATEX des équipements contenant les principaux éléments suivants:
• Le marquage CE: – le marquage CE indique que votre équipement est conforme aux dispositions techniques applicables et aux exigences essentielles définies dans la ou les directives concernées.
• Obligations essentielles en matière de santé et de sécurité -L’annexe II de la directive ATEX exige le respect des principes de sécurité intégrée contre les explosions à partir de toutes les sources d’inflammation électriques et non électriques. Il est possible de remplir ces exigences en appliquant la norme européenne EN 60079.
• Certificat d’examen de type CE – Pour les équipements de catégorie 1 (électrique et mécanique) et de catégorie 2 (électrique), un organisme indépendant devra vérifier que l’équipement satisfait aux dispositions correspondantes de la directive ATEX afin d’obtenir un certificat d’examen de type CE. Pour les équipements de catégorie 3, un certificat d’examen de type CE n’est pas nécessaire, cependant, les fabricants doivent s’assurer que les produits sont conformes à la directive ATEX en respectant les exigences de conformité.
• Evaluation de la qualité:- Les installations de fabrication des équipements doivent subir un controle qualité défini par la norme EN13980 qui se traduit par la délivrance d’une notification d’assurance qualité de production (NAQ).

La certification IECEx:
L’IECEx établit des schémas d’évaluation de la conformité, qui permettent d’obtenir l’assurance que les équipements et les systèmes sont fabriqués et utilisés conformément aux normes internationales de sécurité. Le schéma de certificacion IECEx est conçu pour faciliter la commercialisation internationale de l’équipement électrique utilisé dans des zones à risques d’explosion (équipement Ex). Cette certification n’est pas obligatoire mais volontaire.

Les LEDs partent à la conquête de l’éclairage industriel pour zones ATEX.

A l’heure de la Conférence sur le Changement Climatique de Lima, les fabricants de luminaires industriels innovent pour créer des solutions d’éclairage plus respectueuses de l’environnement et moins énergivores. En effet, l’éclairage représente près de 20% de la consommation mondiale d’énergie et les installations industrielles qui fonctionnent non-stop sept jours/7 et 24 heures/24 consomment beaucoup d’énergie pour assurer leur éclairage. Pour faire face au défi énergétique, l’éclairage industriel innove en incorporant de plus en plus la technologie LED dans les solutions d’éclairage destinées aux zones à risques de type ATEX.
Les zones ATEX se caractérisent par l’occurrence d’une atmosphère potentiellement explosive où la présence de substances volatiles inflammables dans l’air sous forme de gaz, vapeurs, brouillards ou poussières est susceptible de provoquer une explosion. Les zones ATEX regroupent les raffineries, plates-formes de forage, les installations de production d’énergie et de produits chimiques, les mines, les usines de traitement des déchets, … Les mesures de sécurité visent à prévenir tout risque de formation d’arcs électriques, d’étincelles, et d’élévation excessive de la température. Actuellement par exemple, l’éclairage destiné aux plates-formes de forage de gaz de schiste en expansion dans de nombreux pays, doit se conformer aux obligations d’une installation de gaz classée zone ATEX.
L’éclairage LED offre une source de lumière à spectre complet et un excellent indice de rendu des couleurs. L’éclairage LED dirige le flux lumineux là où il est nécessaire avec très peu de dispersion et de perte, comparé aux luminaires traditionnels moins efficaces en terme de lumens. Non seulement les luminaires industriels à LED fournissent des performances élevées en matière de rendu des couleurs IRC (70-85), d’efficacité (jusqu’à 160 lumens / watt) et de durée de vie, mais également par rapport à d’autres sources telles que les tubes fluorescents, leur émissivité s’accroît dans des environnements froids. Dans les zones à risque ATEX, l’éclairage LED joue également un role dans la prévention des accidents liés à une visibilité mauvaise, grâce à son meilleur rendu de la couleur. En effet. la qualité et la fiabilité de l’éclairage LED facilitent le déchiffrement des instructions de sécurité pour une intervention plus rapide en cas de danger, et contribue ainsi à minimiser les risques et à permettre une intervention plus rapide.
L’intégration de luminaires LED dans un système de contrôle intelligent permet de fournir l’éclairage seulement lorsqu’il est nécessaire et d’en moduler l’intensité en fonction des besoins sans déperdition afin d’optimiser ainsi la consommation énergétique. . .
Les plafonds fréquemment élevés des installations industrielles classées zones ATEX font que souvent les luminaires se trouvent difficilement accessibles. L’entretien et le remplacement des ampoules peut s’avérer coûteux et problématique. Les luminaires industriels à LED sont résistants et leur durée de vie qui peut aller jusqu’à 100 000 h permet d’alléger la maintenance. Ne contenant aucun gaz, les lampes LED sont sûres et leur recyclage est plus aisé, comme celui d’un produit électronique. . .
Dans les zones dangereuses telles que les plates-formes de forage l’éclairage doit également être en mesure de résister aux chocs et aux vibrations constantes. L’éclairage certifié ATEX doit garantir une résistance exceptionnelle et supérieure à celles de luminaires classiques. Avec un éclairage 100% électronique, le luminaire LED est déjà plus résistant que d’autres matériaux.
Airfal développe des solutions d’éclairage industriel certifiées ATEX et incorporant des LEDS (Pyros Vitra Secure) qui permettent de réduire la consommation d’énergie sans compromettre le niveau d’éclairement en particulier dans des zones à risque. Résistants aux chocs et aux vibrations, ces luminaires techniques évitent le remplacement fréquent des lampes. Ils ne contiennent ni mercure ni autres produits dangereux, ce qui les rend plus écologiques. Les luminaires industriels Airfal incorporent les LEDS afin d’offrir une efficacité énergétique soucieuse de l’environnement et un meilleur contrôle de l’éclairage dans les zones ATEX.