L’éclairage dans les tunnels routiers

Les tunnels routiers sont des équipements particuliers qui nécessitent  différents  éclairages spécifiques, selon la section et le type de tunnel à éclairer.

Pour définir les besoins d’éclairage, on distingue les tunnels courts et longs :

– Un tunnel urbain inférieur à 125m de long est un tunnel court.

– Un tunnel interurbain inférieur à 150 m de long est un tunnel court.

– Les autres types de tunnels inférieurs à 200m de long sont des  tunnels courts.

On distingue également pour la majorité des tunnels 3 zones ou les besoins en éclairage sont différents :

La zone d’entrée du tunnel, où les besoins en éclairage sont importants,

La zone de section courante où l’éclairage est plus faible mais constant et où l’on considère que la vision du conducteur  s’est accommodée à une illumination plus restreinte.

La zone de sortie où l’éclairage doit éviter le risque d’éblouissement.

Les enjeux :

De jour :

La lumière naturelle diurne ne pénètre pas suffisamment pour garantir une visibilité suffisante pour l’usager même si celui-ci utilise l’éclairage propre à  son véhicule. Il faut donc assurer de jour une illumination à l’intérieur du tunnel en harmonie avec l’illumination naturelle à l’extérieur du tunnel, pour ne pas déstabiliser les conducteurs entrant dans le tunnel.

En effet, à l’entrée du tunnel, les obstacles éventuels à l’intérieur ne sont pas visibles. L’entrée apparait comme un « trou noir » contrastant fortement avec l’environnement extérieur très lumineux et éblouissant.

En entrant dans le tunnel , suivant la vitesse du véhicule, le niveau d’éclairement est réduit plus ou moins rapidement  mais l’œil humain ne peut s’adapter instantanément  à une chute brutale du flux lumineux.

C’est pourquoi, l’éclairage de jour doit permettre de pallier ces inconvénients et d’assurer un éclairage suffisant et progressivement décroissant.

De nuit : l’éclairage peut être réduit  mais doit permettre de signaler correctement l’entrée, le passage et la sortie du tunnel.

Même s’il est difficile de corréler éclairage et accidents dans les tunnels, le rôle de l’éclairage est crucial pour renforcer la sécurité et le confort des utilisateurs dans les tunnels.   L’éclairage représentant un poste important dans ce type d’ouvrage, il est donc indispensable de définir très précisément  les besoins en matière de sécurité et de respect de l’environnement pour choisir les solutions d’éclairages les plus adaptées et les plus efficaces en cout énergétique

Les types d’éclairage

On distingue 4 types :

L’éclairage de sécurité : il doit continuer à fonctionner même en cas de coupure électrique : il correspond en général au niveau « nuit réduit » de l’éclairage basique.

L’éclairage d’évacuation : il fonctionne en permanence et permet de signaler à faible puissance  l’itinéraire piéton pour se mettre en sécurité en cas d’urgence.

L’éclairage basique : présent sur toute la longueur du tunnel, il est à distinguer de l’éclairage de renforcement.  Il fonctionne de jour comme de nuit selon trois niveaux différents : jour, nuit et  nuit réduit. Il n’est pas utile pour les tunnels de type court.

L’éclairage de renforcement : C’est cet éclairage qui permet de pallier les risques d’éblouissement et les difficultés d’accommodation à la baisse de luminosité.  Il exige une forte puissance de jour et durant toute l’année essentiellement à l’entrée du tunnel  et à la sortie. Ces besoins varient selon les conditions climatiques, le nombre et la vitesse des automobilistes.

De plus en plus, les niveaux d’éclairage peuvent s’adapter non seulement aux conditions atmosphériques mais aussi au trafic et  à la vitesse des usagers. Ceci afin d’optimiser la puissance requise de l’éclairage et donc la consommation d’énergie.